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12/09/2008

Nouvel album pour Brian Wilson, on prend le même et on recommence!

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bcff7e256265bbc7bbd6840c5d63e76a.jpgAprès avoir travaillé avec les labels Rhino et Nonesuch, voici que le musicien des Beach Boys, Brian Wilson, retourne a ses anciennes amours chez Capitol Records pour son nouvel album, That Lucky Old Sun. A l’origine « That Lucky Old Sun » est une chanson populaire américaine datant de l’après Guerre. C’est cette référence en clin d’oeil qu'a choisi Brian Wilson pour évoquer la Californie du sud des années cinquante (ou la vie était si douce et insouciante car en plain développement, les choses ont malheureusement bien changées depuis…béton…béron…béton…dollars…) chère à son cœur et thème de prédilection du répertoire des Beach Boys. Voilà notre Bryan, le Paul Mc Cartney des beach boys qui reprends le chemin des studios en restant fidèle au style doo wap, shoubidou qui ont fait sa patte et voilà ce nouvel album se dérouler en territoire connu, à tel point que l’on dirait un enième album des beach boys avec une voix légèrement en retrait, il faut dire que le père wilson revient de loin, les horizons psychédéliques ont longtemps meublés sa vie, le détournant du succès au début des années 70.

a5492720645a2e6a766d4c1188247cdc.jpgL’histoire s’articule donc autour de plusieurs mouvements, s’enchaînant grâce à des intermèdes parlés, tout à fait édifiants, mais qui risquent de rebuter les non anglophones.  Cet écueil franchi, le constat est réjouissant de se voir proposer de belles chansons (même si elles n’atteignent pas les sommets du passé, mais qui le pourrait ?), interprétées de cette voix magnifique mais… légèrement voilée par l’âge.

La seule gêne peut provenir, par-delà le son général majestueusement intact et les harmonies tout aussi impériales, du fait que personne ici ne vient motiver le chanteur, le pousser dans ses derniers retranchements récréatifs ed0d8b7aead0f1abb67b80f3b771facb.jpg(Van Dyke Parks n’assume que la fonction de narrateur et, bien sûr, les beach boys sont absents).

53738ccc281f5e333373bee13a3f4953.jpgBrian Wilson fonctionne alors parfois en roue libre, idole vivante des musiciens qui l’entourent, icône sexagénaire de plusieurs générations d’amateurs de musique pop et emblème survivant d’une époque hélas ! révolue. Mais cet album (comme à l’habitude désormais, en premier lieu rodé sur quelques scènes, en Australie ou au Royal Festival Hall de Londres), où la nostalgie le partage à l’évocation de quelques luttes intimes du Californien, reste comme le délicieux salut d’un artiste qui s’attache toujours à ravir ses publics et à renouer avec la fraîcheur et l’innocence de l’enfance. Un salut, pas un adieu. L’album comprend 11 chansons et quatre récits Il s’agit du premier album studio de Wilson depuis Gettin' in Over My Head en 2004. Cette année-là, il avait aussi terminé l’album Smile des Beach Boys qui devait originalement sortir dans les années 60. Quelques spectacles sont prévus au Royaume-Uni et les 12 au 14 septembre au Hollywood Bowl à Los Angeles.

L'album en images: